Voitures chinoises en Europe : Chery accélère, XPeng produit en Autriche et Bruxelles veut freiner les hybrides

l’europe veut limiter les hybrides chinois… mais la chine refuse.

Les voitures chinoises accélèrent encore leur implantation en Europe. Entre l’ouverture de dizaines de concessions en France, la production de véhicules directement sur le continent et des parts de marché qui progressent rapidement dans plusieurs pays, les constructeurs chinois changent progressivement le paysage automobile européen.

Mais cette progression commence aussi à provoquer de nouvelles réactions politiques. Après les droits de douane appliqués à certaines voitures électriques fabriquées en Chine, l’Union européenne s’intéresse désormais aux hybrides rechargeables chinois.

Dans ce nouveau JT du Geek EV, nous revenons sur cinq actualités qui montrent à quel point la situation évolue rapidement.

YouTube video

Chery accélère son implantation en France

La première évolution importante concerne directement la France. Chery dispose désormais de 56 points de vente sur le marché français, alors que la marque vient seulement de véritablement commencer son déploiement dans l’Hexagone.

Mais Chery ne doit pas être regardé comme une marque isolée. Le constructeur chinois possède également plusieurs autres marques, dont Omoda et Jaecoo.

Le réseau français d’Omoda et Jaecoo aurait déjà atteint environ 105 points de vente. Cela montre que les groupes automobiles chinois ne cherchent plus seulement à exporter quelques véhicules vers l’Europe.

Ils construisent désormais de véritables réseaux capables d’assurer la vente, l’entretien et le service après-vente.

C’est un élément essentiel pour rassurer les acheteurs européens, longtemps réticents à acheter une voiture d’une marque encore peu implantée localement.

XPeng G9L : une voiture chinoise déjà produite en Autriche

L’autre évolution majeure concerne la production.

Le nouveau XPeng G9L, qui doit être présenté au Mondial de l’Auto de Paris, a déjà réalisé son premier essai de production dans l’usine Magna Steyr de Graz, en Autriche.

XPeng ne se contente donc plus d’expédier ses véhicules depuis la Chine. Le constructeur commence à produire directement certaines voitures en Europe.

Cette stratégie présente plusieurs avantages.

Elle rapproche les sites de production des clients européens, simplifie certaines opérations logistiques et peut surtout permettre de réduire l’exposition aux droits de douane appliqués aux voitures électriques produites en Chine.

Le premier XPeng G9L européen doit d’ailleurs parcourir environ 1 324 kilomètres entre Graz et Paris avant sa présentation officielle au salon.

La stratégie devient donc très claire : les constructeurs chinois commencent eux aussi à devenir des constructeurs locaux en Europe.

Les marques chinoises approchent 38 % des voitures rechargeables en Espagne

La progression chinoise est également particulièrement visible en Espagne.

Sur les neuf premiers mois de 2026, les marques chinoises et certaines marques liées à des groupes chinois auraient représenté environ 37,9 % des immatriculations de voitures rechargeables sur le marché espagnol.

Cela représente environ 82 400 véhicules.

Sur le marché des voitures 100 % électriques, cette part atteint environ 31,5 %.

Mais c’est surtout sur les hybrides rechargeables que leur présence devient spectaculaire, avec environ 43,5 % du marché.

Ces chiffres doivent cependant être interprétés avec précaution, car certaines marques historiquement européennes mais appartenant désormais à des groupes chinois peuvent être intégrées à ces statistiques.

C’est notamment le cas de Volvo, contrôlé par le groupe chinois Geely.

Mais la tendance reste très claire : l’industrie automobile chinoise prend une place de plus en plus importante dans le marché européen des véhicules électrifiés.

L’Europe veut désormais freiner les hybrides chinois

Cette progression commence justement à inquiéter Bruxelles.

Selon plusieurs informations publiées dans la presse économique, l’Union européenne aurait demandé à la Chine de limiter volontairement ses exportations de voitures hybrides vers l’Europe.

Pékin aurait refusé cette demande.

L’Union européenne étudierait donc désormais d’autres mécanismes permettant éventuellement de limiter l’augmentation des importations.

Le sujet est particulièrement important car les importations européennes d’hybrides rechargeables chinois auraient progressé d’environ 86 % sur un an.

Dans le même temps, les importations de voitures électriques chinoises auraient progressé d’environ 40 %.

Pour l’instant, aucune nouvelle limitation généralisée n’est officiellement entrée en vigueur concernant les hybrides.

Mais après les voitures électriques, les hybrides rechargeables pourraient devenir le prochain terrain de confrontation commerciale entre l’Europe et la Chine.

Jaecoo 7 devient numéro 1 au Royaume-Uni

La dernière information montre à quel point certaines marques chinoises peuvent progresser rapidement en Europe.

En septembre 2026, le Jaecoo 7 est devenu la voiture neuve la plus immatriculée au Royaume-Uni.

Le SUV du groupe Chery aurait enregistré environ 10 814 immatriculations sur le mois.

Il aurait ainsi devancé plusieurs modèles très connus du marché britannique, notamment la Tesla Model 3 et le Ford Puma.

Depuis le début de l’année, le Jaecoo 7 occupe également une place très élevée dans les immatriculations britanniques.

Cette performance est particulièrement intéressante pour la France puisque Jaecoo fait justement partie des marques actuellement en plein développement sur notre marché.

Les voitures chinoises sont-elles en train de changer définitivement le marché européen ?

Ces cinq actualités racontent finalement la même histoire.

Les constructeurs chinois ne se contentent plus d’arriver en Europe avec quelques modèles importés.

Ils ouvrent maintenant des concessions, développent des réseaux de service après-vente, commencent à fabriquer certains véhicules directement en Europe et atteignent déjà des parts de marché importantes dans plusieurs pays.

Face à cette progression, l’Union européenne cherche parallèlement à protéger son industrie automobile.

La question va donc devenir de plus en plus importante dans les prochaines années :

L’Europe doit-elle davantage limiter les voitures chinoises pour protéger ses constructeurs ?

Ou ces restrictions risquent-elles surtout de réduire la concurrence et de faire augmenter le prix des voitures pour les consommateurs européens ?

N’hésitez pas à donner votre avis dans les commentaires de la vidéo.

Et pour suivre toutes les actualités concernant les voitures chinoises en France et en Europe, pensez à vous abonner à JT du Geek EV.

Sources

  • Reuters — relations commerciales entre l’Union européenne et la Chine et exportations automobiles.
  • L’Argus — développement des réseaux Chery, Omoda et Jaecoo en France.
  • XPeng — production européenne du XPeng G9L à Graz en Autriche.
  • Cinco Días — parts de marché des marques chinoises sur les véhicules rechargeables en Espagne.
  • SMMT — immatriculations automobiles au Royaume-Uni en septembre 2026.

A propos de moi

Greg le Geek (GLG)

Greg ou GLG, je vous présente le meilleur de l'actu high-tech made in Asia depuis 2012 sur le JT Geek.
Retrouvez toutes mes vidéos sur ma chaine Youtube !

Votre commentaire