Une Chery Omoda 5 a perdu l’ensemble de son train arrière sur une route en Malaisie, le 6 octobre 2026. Les images sont spectaculaires : le SUV chinois noir se retrouve immobilisé, tandis que ses deux roues arrière, reliées par leur ensemble de suspension, reposent derrière le véhicule. L’affaire rappelle un incident similaire survenu en 2024, qui avait conduit Chery à organiser une campagne de rappel et d’inspection concernant 600 voitures.
Mais les deux incidents ont-ils réellement la même origine ? Et surtout, faut-il s’inquiéter pour l’Omoda 5 hybride commercialisée en France à partir de 30 990 euros ? Voici ce que l’on sait, ce qui reste à établir et les différences techniques entre les modèles.
Vidéo : l’Omoda 5 perd ses roues arrière, notre enquête
Dans cette édition spéciale de JT du Geek EV, GLG revient sur les images de l’incident, le précédent de 2024 et les caractéristiques de l’Omoda 5 SHS-H française.
Chapitres de la vidéo
- 00:00 – Introduction : une Omoda 5 perd ses roues arrière !
- 00:31 – Les images qui font le buzz en Malaisie
- 01:20 – Le précédent qui change tout : le rappel de 2024
- 02:18 – Et l’Omoda 5 vendue en France ?
- 03:08 – Conclusion : faut-il s’inquiéter ?
- 03:28 – Votre avis : achèteriez-vous une Omoda 5 ?
6 octobre 2026 : une Omoda 5 perd son train arrière en Malaisie
L’incident s’est produit à Johor Bahru, dans l’État de Johor, en Malaisie, sur Jalan Pandan, à proximité du centre commercial AEON Mall Tebrau City.
Sur les photographies et les images filmées depuis un autre véhicule, on distingue une Omoda 5 noire arrêtée sur la chaussée. Son ensemble de suspension arrière, comprenant les deux roues et la traverse qui les relie, s’est complètement séparé du véhicule.
La scène est particulièrement impressionnante, car il ne s’agit pas d’une simple roue détachée : c’est une partie essentielle de la liaison au sol du SUV qui se retrouve derrière la carrosserie.
Selon les premières informations relayées par la presse automobile, aucun blessé n’a été signalé.
Les images montrent également des dommages sur la portière arrière droite. Toutefois, il n’est pas établi si ces dégâts résultent d’un choc survenu avant la séparation du train arrière, pendant l’incident ou après celui-ci.
La cause exacte de cette rupture n’est donc pas confirmée. Les photographies permettent de constater les conséquences de l’incident, mais elles ne suffisent pas à déterminer le mécanisme de la défaillance.
Attention : ce n’est pas une Omoda 5 électrique
Plusieurs publications sur les réseaux sociaux ont présenté la voiture accidentée comme un véhicule électrique chinois. Cette description est trompeuse.
Le modèle concerné est une ancienne Omoda 5 thermique commercialisée en Malaisie, équipée d’un moteur essence 1,5 litre turbo, d’une transmission à variation continue et d’une suspension arrière à poutre de torsion.
Il ne faut donc pas confondre cette version avec l’Omoda E5 électrique ni avec la nouvelle Omoda 5 SHS-H hybride destinée au marché européen.
Cette distinction est importante : des voitures portant un nom commercial proche peuvent utiliser des motorisations et des architectures de suspension différentes.
Un précédent inquiétant : le rappel de 600 Omoda 5 en 2024
Ce nouvel incident attire particulièrement l’attention parce qu’une affaire similaire avait déjà touché l’Omoda 5 en Malaisie deux ans auparavant.
Le 28 avril 2024, une Omoda 5 avait subi une rupture de son train arrière alors qu’elle circulait à faible vitesse. L’affaire avait provoqué une enquête technique et une réaction officielle de Chery Auto Malaysia.
Un problème de soudure identifié chez un fournisseur
Dans un communiqué publié le 4 mai 2024, Chery expliquait avoir identifié l’origine du défaut : une mauvaise calibration d’une machine de soudure automatisée chez un fournisseur de composants.
Lors d’une opération de maintenance, un embout de soudage avait été remplacé sans que le réglage de la machine soit correctement effectué. Cette anomalie pouvait entraîner une pénétration insuffisante de certaines soudures sur la traverse du train arrière.
Le constructeur avait identifié 60 Omoda 5 équipées de composants concernés, fabriqués le 15 août 2023.
Par mesure de précaution, Chery avait élargi sa campagne de contrôle à 600 véhicules équipés de trains arrière produits entre le 14 et le 17 août 2023.
Cette distinction est essentielle : 60 véhicules avaient reçu des composants identifiés comme concernés par le défaut, tandis que les 600 voitures faisaient partie d’une campagne d’inspection plus large.
Source officielle : Chery Auto Malaysia – communiqué du 4 mai 2024.
Incident de 2026 : s’agit-il du même défaut qu’en 2024 ?
La ressemblance visuelle entre les deux incidents est troublante, mais elle ne constitue pas une preuve que les causes sont identiques.
Plusieurs éléments doivent encore être vérifiés :
- La date de fabrication de l’Omoda 5 accidentée en octobre 2026.
- Le numéro de série et la provenance de son train arrière.
- Son éventuelle présence dans la campagne d’inspection de 2024.
- Son historique d’entretien et les interventions déjà réalisées.
- L’existence ou non d’un choc préalable ayant pu contribuer à la séparation de l’ensemble arrière.
- Le point de rupture exact et la cause technique de la défaillance.
À la date de publication de cet article, aucune conclusion technique définitive permettant de relier l’incident de 2026 au défaut de soudure de 2024 n’a été établie dans les informations consultées.
Il serait donc prématuré de parler d’une nouvelle série défectueuse ou d’un défaut généralisé touchant toutes les Omoda 5.
Pour autant, la gravité de l’incident justifie des explications précises sur les circonstances et sur les contrôles de sécurité réalisés.
Omoda 5 en France : une version hybride de 224 chevaux à partir de 30 990 €
L’affaire intervient à un moment important pour Omoda & Jaecoo, alors que la marque développe sa présence sur le marché français.
L’Omoda 5 SHS-H proposée en France est un SUV hybride de 224 chevaux, annoncé à partir de 30 990 euros.
Son positionnement est particulièrement compétitif face aux SUV hybrides déjà présents sur le marché européen.
Mais la question principale concerne sa conception technique : utilise-t-elle le même train arrière que la voiture accidentée en Malaisie ?
Suspension à poutre de torsion contre suspension multibras
La réponse est non pour les configurations considérées ici.
L’ancienne Omoda 5 thermique malaisienne est équipée d’une suspension arrière à poutre de torsion. Ce montage utilise une traverse reliant les deux côtés de l’essieu arrière.
À l’inverse, la fiche technique officielle européenne de l’Omoda 5 SHS-H indique une suspension arrière indépendante de type multibras, également appelée multilink.
Ces deux architectures sont différentes dans leur conception, leurs composants et leurs points de fixation.
Le défaut de soudure identifié en 2024 sur la traverse de l’ancienne version malaisienne ne peut donc pas être automatiquement extrapolé à la version hybride française.
Source technique : Omoda & Jaecoo – fiche technique officielle de l’Omoda 5 SHS-H.
L’Omoda 5 hybride française présente-t-elle un risque similaire ?
À ce stade, aucun élément vérifié ne permet d’affirmer que la version hybride française présente le défaut observé sur l’ancienne Omoda 5 malaisienne.
La différence d’architecture du train arrière constitue un élément technique important, mais elle ne représente pas à elle seule une garantie générale de fiabilité.
Il faut distinguer trois faits :
- Un incident réel, photographié et filmé en Malaisie en octobre 2026.
- Un ancien défaut de fabrication identifié et traité par une campagne de rappel en 2024.
- Une version européenne hybride utilisant une architecture de suspension arrière différente.
Les confondre reviendrait à attribuer à une voiture un problème qui n’a pas été démontré sur cette configuration.
Fiabilité des voitures chinoises : pourquoi cette affaire mérite d’être suivie
L’arrivée de nouveaux constructeurs chinois en France renforce la concurrence, notamment sur les prix, les équipements et les motorisations hybrides.
Mais la confiance des automobilistes dépend également de la qualité de fabrication, de la transparence en cas d’incident et de la capacité des constructeurs à organiser rapidement des contrôles ou des rappels lorsqu’un défaut est identifié.
Dans l’affaire de 2024, Chery avait reconnu un problème de fabrication précis et mis en place une campagne d’inspection élargie.
Pour l’incident d’octobre 2026, l’enjeu sera désormais de déterminer la cause exacte de la séparation du train arrière et de savoir si des mesures supplémentaires sont nécessaires.
Cette enquête sera particulièrement suivie au moment où Omoda & Jaecoo cherche à convaincre de nouveaux acheteurs en Europe.
Conclusion : faut-il éviter l’Omoda 5 en France ?
Les images venues de Malaisie sont suffisamment impressionnantes pour susciter des interrogations légitimes.
Mais les faits disponibles ne permettent pas de conclure que toutes les Omoda 5 présentent un défaut de train arrière, ni que le modèle hybride français serait concerné.
Le précédent de 2024 est documenté : il concernait un défaut de soudure identifié sur certains composants et avait entraîné une campagne portant sur 600 véhicules.
L’incident de 2026 doit encore faire l’objet d’explications techniques permettant d’établir ses causes et son éventuel lien avec l’affaire précédente.
Et vous, ces images vous feraient-elles hésiter à acheter une Omoda 5 hybride en France, malgré une suspension arrière différente ?
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Sources et références
- CarNewsChina – Incident de l’Omoda 5 en Malaisie, 8 octobre 2026
- Chery Auto Malaysia – Communiqué officiel du 4 mai 2024
- Chery Auto Malaysia – Premières mesures de sécurité, 30 avril 2024
- Chery Auto Malaysia – Questions-réponses sur la campagne de rappel
- Omoda & Jaecoo – Caractéristiques techniques européennes de l’Omoda 5 SHS-H
Article publié le 11 octobre 2026. Les informations relatives aux causes de l’incident de 2026 sont susceptibles d’évoluer en fonction des conclusions de l’enquête.
By GLG


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