La nouvelle Citroën 2CV électrique sera-t-elle à moitié chinoise ?

la nouvelle citroën 2cv électrique sera t elle à moitié chinoise ?

La Citroën 2CV électrique fait son grand retour au Mondial de l’Auto de Paris 2026. Avec son design rétro, son objectif de prix autour de 15 000 euros et une commercialisation envisagée pour 2028, cette nouvelle version de la mythique « Deuche » pourrait séduire de nombreux automobilistes français. Mais derrière cette renaissance se cache une question étonnante : la future 2CV sera-t-elle en partie chinoise ?

Car Stellantis, maison mère de Citroën, travaille désormais avec le constructeur chinois Leapmotor sur une nouvelle génération de petites voitures électriques abordables. Et ce rapprochement industriel pourrait jouer un rôle majeur dans le développement de la future 2CV.

Dans ce nouveau JT du Geek EV, nous revenons également sur le Geely Monjaro EM-i, le Lynk & Co 07 GT, le projet de 3 000 chargeurs ultrarapides BYD en Europe et les futures batteries développées par Changan et CATL.

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Citroën 2CV électrique : le retour d’une icône française à 15 000 euros

C’est sans doute l’une des surprises les plus intéressantes du Mondial de Paris 2026. Citroën ressuscite sa légendaire 2CV, cette petite voiture populaire qui a marqué plusieurs générations d’automobilistes français.

Présenté officiellement le 11 octobre 2026, le Citroën 2 CV Concept conserve les grandes lignes de son ancêtre tout en adoptant une motorisation entièrement électrique. On retrouve une carrosserie arrondie, des optiques immédiatement reconnaissables, un toit ouvrant en toile et un habitacle imaginé autour de la simplicité et de la praticité.

Avec seulement 3,76 mètres de longueur, cette nouvelle 2CV reste fidèle à l’esprit d’une petite voiture facile à utiliser en ville, sans chercher à devenir un SUV surdimensionné.

Citroën prévoit de présenter un modèle de série d’ici deux ans, avec une fabrication annoncée en Europe et surtout un prix de départ visé proche de 15 000 euros.

Un tarif particulièrement intéressant sur un marché où les voitures électriques accessibles restent encore trop rares. Attention toutefois : ce montant constitue aujourd’hui un objectif du constructeur, et non un prix de vente français définitivement confirmé.

Pourquoi la nouvelle 2CV pourrait-elle être en partie chinoise ?

C’est ici que le dossier devient beaucoup plus intéressant.

Le 12 octobre 2026, Reuters a rapporté les déclarations de Ned Curic, directeur de la technologie de Stellantis, concernant le développement d’une nouvelle plateforme destinée aux petites voitures électriques européennes.

Cette architecture est développée conjointement par les équipes de Stellantis et celles du constructeur chinois Leapmotor, notamment sur le site de Mirafiori, près de Turin, en Italie.

Le groupe automobile souhaite utiliser cette coopération pour réduire les coûts et accélérer le développement de véhicules électriques accessibles. Stellantis prévoit au moins deux modèles dans cette nouvelle catégorie, avec une production envisagée à Pomigliano, en Italie, à partir de 2028.

Et selon les informations rapportées par Reuters, la future Citroën 2CV fait partie des véhicules associés à ce programme.

Autrement dit, nous ne parlons plus simplement d’une marque française qui pourrait acheter quelques composants en Chine. Il s’agit d’une coopération industrielle et technologique entre un grand groupe automobile européen et un constructeur chinois.

Pour autant, plusieurs éléments restent à préciser : la plateforme exacte retenue pour la 2CV de série, l’origine de ses cellules de batterie, ses motorisations et la répartition définitive des composants entre les partenaires.

Dire que la nouvelle 2CV sera « à moitié chinoise » serait donc prématuré. En revanche, il existe bien un lien industriel documenté entre le projet de petite voiture électrique de Stellantis et les technologies développées avec Leapmotor.

Et cette coopération pourrait permettre à Citroën de relever un défi essentiel : proposer une véritable voiture électrique populaire, moderne et abordable, sans renoncer à une fabrication européenne.

Geely Monjaro EM-i : un nouveau SUV hybride chinois pour l’Europe

Autre nouveauté présentée au Mondial de Paris : le Geely Monjaro EM-i, un grand SUV hybride rechargeable destiné à accompagner l’expansion européenne du constructeur chinois.

Avec une longueur d’environ 4,80 mètres, le Monjaro EM-i se positionne sur le segment des SUV familiaux. Il associe un moteur essence de 1,5 litre à une motorisation électrique, avec une transmission intégrale proposée selon les configurations.

Geely met notamment en avant son confort, son espace intérieur, son système hybride et un coffre annoncé à 633 litres.

Le constructeur souhaite ainsi séduire les automobilistes qui recherchent une voiture capable de rouler en électrique sur leurs trajets quotidiens tout en conservant la polyvalence d’un moteur thermique pour les longs déplacements.

Son arrivée en Europe est un signal supplémentaire de l’offensive menée par Geely, un groupe qui possède également des liens étroits avec Volvo, Polestar, Lynk & Co et Zeekr.

En revanche, aucun prix français officiel n’a encore été confirmé pour le Monjaro EM-i. Il faudra également attendre les précisions concernant sa distribution sur notre marché.

Lynk & Co 07 GT : enfin un break hybride rechargeable chinois !

Alors que les nouveautés automobiles prennent très souvent la forme de SUV, Lynk & Co propose une alternative avec le 07 GT, un break hybride rechargeable au style particulièrement dynamique.

Déjà dévoilé en Chine, ce modèle a fait sa première apparition européenne au Mondial de Paris 2026.

Le Lynk & Co 07 GT mesure environ 4,85 mètres de longueur et adopte une silhouette de break sportif, avec une ligne de toit allongée et une carrosserie pensée pour combiner habitabilité, aérodynamisme et plaisir de conduite.

Il utilise la technologie hybride rechargeable EM-P du groupe Geely. Certaines versions chinoises proposent également une transmission intégrale et une puissance élevée.

Mais attention : le véhicule exposé à Paris correspond aux spécifications du marché chinois. Les caractéristiques définitives de la future version européenne pourront donc être différentes.

Lynk & Co poursuit parallèlement son développement commercial en Europe, avec un renforcement de sa coopération avec Volvo Cars pour la distribution.

Le prix français, les motorisations homologuées et la date précise de commercialisation du 07 GT restent à confirmer.

BYD veut installer 3 000 chargeurs ultrarapides en Europe

BYD ne compte manifestement pas se contenter de commercialiser des voitures électriques en Europe. Le constructeur chinois souhaite également développer une infrastructure de recharge capable d’accompagner ses nouvelles technologies de batteries.

La marque a annoncé son ambition de déployer 100 chargeurs Flash Charging en Europe d’ici fin 2026, avant de porter ce réseau à 3 000 installations d’ici fin 2027.

Ces chargeurs sont conçus pour atteindre des puissances annoncées pouvant aller jusqu’à 1 500 kW, à condition de disposer d’une infrastructure adaptée et de véhicules compatibles.

BYD affirme que sa technologie peut permettre, sur certains véhicules équipés des batteries appropriées, une recharge de 10 à 97 % en seulement neuf minutes dans des conditions spécifiques.

Une promesse impressionnante, mais qui devra naturellement être confrontée à la réalité du terrain : disponibilité des bornes, puissance effectivement délivrée, compatibilité des véhicules, température des batteries et coûts de recharge.

Il faut également rappeler que les 3 000 chargeurs annoncés concernent l’ensemble du marché européen, et non la France uniquement.

Le détail des implantations françaises et les tarifs d’utilisation ne sont pas encore connus.

Cette stratégie pourrait néanmoins constituer un avantage important pour BYD. Car une recharge ultrarapide n’a de véritable intérêt que si les automobilistes disposent d’un réseau suffisamment développé pour en profiter.

Changan et CATL : vers des batteries solides offrant 1 500 km d’autonomie ?

Dernière actualité de ce JT : le renforcement du partenariat entre Changan et CATL, deux acteurs majeurs de l’industrie automobile et des batteries en Chine.

Les deux entreprises ont annoncé une extension de leurs ambitions industrielles, avec une capacité commune de production de batteries pouvant atteindre 75 GWh.

Mais leur coopération porte également sur de nouvelles technologies, notamment les batteries solides et les batteries sodium-ion.

Changan évoque à terme des solutions susceptibles de permettre une autonomie supérieure à 1 500 kilomètres.

Il convient cependant de distinguer cet objectif technologique des performances réellement disponibles aujourd’hui. Aucun véhicule européen commercialisé avec cette technologie et une autonomie homologuée de 1 500 km n’a été confirmé dans cette annonce.

La nouvelle génération de batteries pourrait néanmoins contribuer, dans les prochaines années, à améliorer l’autonomie, les performances et potentiellement le coût des voitures électriques.

Avec l’expansion de Changan et d’autres constructeurs chinois en Europe, ces développements méritent donc une attention particulière.

L’automobile européenne devient-elle de plus en plus dépendante de la technologie chinoise ?

Ces cinq actualités illustrent une transformation profonde du marché automobile.

D’un côté, les constructeurs chinois comme Geely, BYD, Lynk & Co ou Changan accélèrent leur développement en Europe. Ils arrivent avec de nouveaux véhicules, des motorisations hybrides, des batteries avancées et même leurs propres infrastructures de recharge.

De l’autre, les constructeurs européens cherchent à proposer des voitures électriques plus accessibles en accélérant leurs développements et en multipliant les coopérations technologiques.

Le cas de la Citroën 2CV électrique est particulièrement révélateur. Une voiture profondément ancrée dans l’histoire automobile française pourrait bénéficier d’une architecture développée avec un partenaire chinois, tout en étant produite en Europe.

Ce n’est pas nécessairement une contradiction. La conception, l’origine des technologies, la fabrication et la nationalité d’une marque sont désormais quatre questions différentes.

La véritable interrogation sera donc de savoir si cette coopération permettra à Citroën de tenir sa promesse : une petite voiture électrique pratique, séduisante et accessible autour de 15 000 euros.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Une Citroën 2CV électrique utilisant des technologies chinoises vous dérangerait-elle si cela permettait de proposer une voiture moins chère, fabriquée en Europe ?

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