Les robots tondeuses deviennent de plus en plus intelligents, mais ils rencontrent encore souvent les mêmes limites dès que le terrain se complique : fortes pentes, trous, bosses, herbe dense ou passages irréguliers. Avec l’AIRSEEKERS ARANIX, la marque veut clairement s’attaquer à ce problème avec une approche beaucoup plus proche d’un petit véhicule tout-terrain que d’une tondeuse robot classique.
Ce modèle, initialement présenté sous le nom de TRON Ultra avant d’être officiellement renommé AIRSEEKERS ARANIX, combine quatre roues motrices et directrices, une suspension indépendante, un LiDAR à 360°, un système de vision assisté par intelligence artificielle et deux plateaux de coupe offrant une largeur totale de 40 cm.
J’ai pu tester ce robot sur un terrain volontairement compliqué avec de la pente, des trous, des bosses et plusieurs types d’herbe. L’objectif était simple : vérifier si toute cette technologie apporte réellement quelque chose une fois que le robot quitte la fiche technique pour travailler dans des conditions beaucoup moins parfaites.

Pourquoi l’AIRSEEKERS ARANIX est différent d’un robot tondeuse classique ?
La première différence saute aux yeux : l’ARANIX ressemble presque davantage à un petit buggy autonome qu’à une tondeuse robot traditionnelle.
Le châssis mesure environ 76 cm de long, 51 cm de large et 36,6 cm de haut. Selon la version, son poids tourne autour de 20 kg. Ce n’est donc pas un robot pensé pour quelques dizaines de mètres carrés de pelouse devant une maison.
Sa principale particularité mécanique vient de son système à quatre roues motrices et quatre roues directrices. Chaque roue dispose de son propre moteur brushless intégré dans le moyeu et peut également modifier son orientation.
Le robot peut ainsi fortement réduire son rayon de braquage et pratiquement pivoter sur place. Sur un terrain étroit ou irrégulier, ce fonctionnement doit limiter les grandes manœuvres et surtout éviter de labourer la pelouse lorsque le robot change brutalement de direction.
À cela s’ajoute une suspension indépendante sur les quatre roues. Chaque roue peut suivre les mouvements du terrain sans forcer le reste du châssis à adopter exactement le même angle.
Quand une roue descend dans un trou ou monte sur une bosse, les autres doivent conserver davantage de contact avec le sol. C’est particulièrement intéressant pour maintenir la motricité dans les zones difficiles.
Peut-il vraiment travailler sur de fortes pentes ?
AIRSEEKERS annonce une capacité maximale en pente pouvant atteindre 85 %, soit environ 40 degrés.
C’est nettement supérieur au premier TRON, qui était annoncé autour de 60 % en travail et 65 % en déplacement maximal.
Il faut toutefois rester réaliste : ces chiffres représentent des capacités maximales annoncées dans de bonnes conditions. Une pente humide, une terre meuble ou une herbe très dense peuvent totalement modifier le comportement du robot.
Lors de notre essai, le terrain comportait justement des montées, des descentes et des zones irrégulières. C’est là que les quatre roues motrices et la suspension indépendante prennent tout leur sens.
Le robot dispose également d’une capacité de franchissement annoncée jusqu’à environ 6 cm, ce qui lui permet de mieux gérer certaines racines, bosses ou petites irrégularités qu’un robot plus bas et plus classique.
Avertissement : les valeurs maximales de pente et de franchissement annoncées par le fabricant dépendent fortement de l’état du sol, de l’humidité, de l’herbe et de la configuration du terrain. Elles ne doivent pas être interprétées comme une garantie de fonctionnement dans toutes les situations.
Comment fonctionne la navigation LiDAR 360° de l’ARANIX ?
Sur le dessus du robot, on retrouve une tourelle LiDAR à 360 degrés chargée d’analyser l’environnement autour de lui.
L’ARANIX combine cette information avec un système de vision assisté par intelligence artificielle et une navigation de type VSLAM. Selon la version, le NRTK vient compléter ce dispositif pour améliorer encore le positionnement sur de grandes surfaces.
Le robot peut créer automatiquement une carte du terrain grâce au LiDAR et aux caméras. AIRSEEKERS parle même de reconstruction automatique en trois dimensions.
La navigation Vision + LiDAR est annoncée comme capable de travailler jusqu’à 2 000 m² sans dépendre directement du RTK. Pour les terrains plus grands ou plus complexes, le NRTK doit améliorer la stabilité et la précision de la localisation.
L’intérêt est évident : aucune installation de câble périphérique autour du jardin. La zone de tonte est définie virtuellement dans l’application.
Que vaut le système FlowCut 2.0 avec une largeur de coupe de 40 cm ?
Sous le robot, AIRSEEKERS adopte une configuration assez différente du premier TRON.
L’ARANIX utilise deux plateaux de coupe offrant une largeur totale de 400 mm. Le premier modèle proposait une largeur plus réduite, ce qui signifie que cette nouvelle génération peut théoriquement couvrir davantage de surface à chaque passage.
Les moteurs de coupe peuvent atteindre environ 3 000 tours par minute, avec un système annoncé à six arêtes de coupe.
Le nouveau système FlowCut 2.0 ne se contente pas de faire tourner les lames. La forme des plateaux et du système de coupe génère également un flux d’air dans les chambres de coupe.
Ce flux aide à relever les brins d’herbe avant leur passage sous les lames, puis à faire circuler les résidus pour qu’ils soient recoupés plus finement.
L’objectif est d’obtenir un broyage fin de type mulching, avec moins de gros paquets d’herbe laissés derrière le robot.
AIRSEEKERS annonce également trois méthodes de gestion de l’herbe :
- mulching fin ;
- éjection latérale ;
- récupération de l’herbe.
La hauteur de coupe est réglable de 20 à 90 mm, soit une plage suffisamment large pour passer d’une pelouse relativement courte à une zone beaucoup plus naturelle.
Quelle autonomie pour les AIRSEEKERS ARANIX 2000, 4000 et 6000 ?
La gamme comprend trois versions destinées à différentes tailles de terrain.
AIRSEEKERS ARANIX 2000 vise jusqu’à environ 2 000 m².
AIRSEEKERS ARANIX 4000 monte jusqu’à environ 4 000 m².
AIRSEEKERS ARANIX 6000 vise jusqu’à environ 6 000 m².
Le modèle 2000 utilise une batterie de 10 Ah tandis que les versions 4000 et 6000 passent à une batterie de 15 Ah.
Sur la batterie 15 Ah, AIRSEEKERS annonce environ 3 heures d’utilisation avec une recharge autour de 2 h 30 selon la documentation communiquée.
La batterie reste amovible, ce qui est un véritable avantage pour la maintenance à long terme. Il devient également possible de travailler avec plusieurs batteries sur une très grande propriété.
Les surfaces maximales annoncées avec une seule charge sont d’environ :
- 1 140 m² pour l’ARANIX 2000 ;
- 1 700 m² pour l’ARANIX 4000 ;
- 2 345 m² pour l’ARANIX 6000.
Ces valeurs varieront forcément suivant la pente, la densité de l’herbe, la hauteur de coupe et le nombre de manœuvres.
Quel est le prix de l’AIRSEEKERS ARANIX en Europe ?
AIRSEEKERS a communiqué trois prix Early Bird pour le lancement :
AIRSEEKERS ARANIX 2000 : 1 668,76 €
AIRSEEKERS ARANIX 4000 : 1 844,51 €
AIRSEEKERS ARANIX 6000 : 2 108,14 €
Le lancement officiel est annoncé pour le 10 novembre.
Vous pouvez retrouver les informations officielles et l’offre de lancement directement sur le site AIRSEEKERS :
Voir l’AIRSEEKERS ARANIX et les offres de lancement
Code promo : aucun code promotionnel spécifique ne nous a été communiqué au moment de la rédaction de cet article.
Mon avis après le test de l’AIRSEEKERS ARANIX
Ce qui m’intéresse le plus avec cet ARANIX n’est finalement pas le nombre de technologies affichées sur sa fiche technique.
C’est la cohérence entre ses différents systèmes.
Les quatre roues motrices sont utiles parce qu’elles travaillent avec les quatre roues directrices. Ces roues prennent davantage de sens avec la suspension indépendante. Cette partie mécanique devient ensuite intéressante parce que le robot dispose d’un double plateau suffisamment large pour réellement exploiter ses déplacements sur de grandes surfaces.
Le LiDAR et les caméras viennent compléter cet ensemble en évitant de dépendre uniquement d’un positionnement satellite.
Il reste évidemment beaucoup plus imposant qu’un petit robot de jardin classique. Pour 200 ou 300 m² parfaitement plats, acheter un tel engin aurait peu de sens.
En revanche, sur une grande propriété avec des pentes, des passages difficiles, plusieurs types d’herbe et une vraie nécessité d’automatiser l’entretien, sa conception devient beaucoup plus logique.
Le changement de nom tardif de TRON Ultra vers ARANIX ne change évidemment rien au robot que nous avons testé. La vidéo a été tournée sur un prototype avant la commercialisation, ce qui signifie également que certains détails de finition, de logiciel ou d’accessoires peuvent évoluer sur la version vendue.
Faut-il acheter l’AIRSEEKERS ARANIX ?
L’AIRSEEKERS ARANIX s’adresse clairement à un type d’utilisateur précis : celui qui possède un terrain suffisamment grand ou difficile pour que les limites des robots tondeuses classiques commencent à devenir gênantes.
Le modèle 2000 offre déjà une base sérieuse, tandis que les versions 4000 et 6000 deviennent particulièrement intéressantes pour les très grandes propriétés.
Le vrai choix dépendra donc moins de la quantité de technologie embarquée que de votre terrain. Plus celui-ci est irrégulier, pentu et étendu, plus les quatre roues motrices et directrices, la suspension indépendante et le double plateau prennent du sens.
Le lancement officiel du 10 novembre permettra surtout de voir comment AIRSEEKERS positionnera définitivement cette nouvelle gamme et si les tarifs Early Bird restent suffisamment attractifs face aux autres robots tondeuses haut de gamme.
By GLG
Tech reviewer

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