Ce que j’attendais d’Insaisissables 4 avant de lancer le film
Avec une saga comme Insaisissables 4, l’attente est claire. Du rythme, des tours de magie qui jouent avec le regard du spectateur, des manipulations intelligentes et ce plaisir coupable de se faire volontairement berner. Les précédents films avaient installé une mécanique bien huilée, parfois prévisible, mais suffisamment spectaculaire pour maintenir l’attention.
Un démarrage efficace mais sans surprise
Les premières minutes font exactement ce qu’on attend d’elles. Mise en scène propre, illusions bien exécutées, ambiance maîtrisée. Le problème n’est pas technique, il est narratif. Rien ne surprend réellement. Chaque scène semble cocher une case connue à l’avance, comme si le film déroulait un cahier des charges sans chercher à dévier.
Nouveaux personnages, anciennes recettes
Très rapidement, de nouveaux protagonistes sont introduits, censés apporter du sang neuf. En parallèle, la méchante du film est présentée de manière frontale, presque scolaire. Elle extrait des diamants, impose la peur, affirme son pouvoir. Tout est lisible immédiatement. Il n’y a pas de zone grise, pas de doute, pas de trouble. Cette clarté excessive enlève une partie du plaisir du jeu.
Le déclic de trop : le “plus gros casse de l’histoire”
Au bout d’environ dix minutes, le film annonce la couleur : il faudra voler le plus gros diamant, réaliser le casse ultime, repousser toutes les limites. Sur le papier, c’est spectaculaire. À l’écran, cela sonne comme une répétition. Cette surenchère, déjà utilisée dans les volets précédents, ne provoque plus d’excitation mais une forme de lassitude.
Pourquoi j’ai arrêté au bout de 20 minutes
À ce stade, j’ai décroché. Non pas parce que le film est raté, mais parce qu’il ne propose rien qui donne envie d’aller plus loin immédiatement. Tout semble trop balisé, trop confortable, trop attendu. La sensation n’est pas celle d’un mystère qui se met en place, mais d’une mécanique déjà connue qui s’exécute sans surprise.
Avertissement : cet avis repose uniquement sur les vingt premières minutes du film. Il ne juge ni l’ensemble de l’intrigue, ni les retournements potentiels du dernier acte.
Est-ce que le film se réinvente après le premier acte ?
C’est là que le doute s’installe. La saga Insaisissables a toujours aimé jouer avec le spectateur sur la durée, en accumulant les fausses pistes avant de renverser la table. Le problème, c’est que cette promesse est désormais connue. La question n’est donc pas “y a-t-il un twist ?”, mais “est-il suffisamment fort pour faire oublier ce départ trop sage ?”.
Un film techniquement propre mais trop lisse
Rien à redire sur la réalisation, les décors ou les effets visuels. Tout est à sa place, calibré, professionnel. Justement peut-être trop. Ce quatrième volet donne l’impression d’un produit maîtrisé, mais privé de prise de risque réelle, comme s’il craignait de perdre une partie de son public en sortant du cadre.
Une question de fatigue plus que de qualité
Le sentiment dominant n’est pas l’ennui pur, mais une fatigue face à une formule qui ne se renouvelle pas assez vite. Ce qui amusait autrefois intrigue moins aujourd’hui. Le regard du spectateur a changé, et le film semble l’ignorer.
Alors, dois-je reprendre Insaisissables 4 ou passer mon chemin ?
C’est ici que votre avis compte. Ceux qui ont vu le film jusqu’au bout : est-ce que la seconde partie apporte un vrai souffle, un retournement marquant, une montée en tension qui justifie ce départ très banal ? Ou bien le film reste-t-il sur cette même ligne, agréable mais sans éclat ? Dites-moi franchement si je dois lui redonner sa chance ou accepter que la magie, cette fois, n’ait pas opéré.

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